Zone de Texte: Les différents genres

.
La distinction des genres était déjà connue dans l’Antiquité. Il semblerait qu’un certain Piraïkos, qui vivait, semble-t-il, vers la fin du 4ème siècle et était spécialisé dans la représentation de "boutiques de barbiers et de cordonniers, des ânes, des provisions de cuisine et autres choses semblables", vendait ses tableaux plus chers que de "très grandes œuvres" d'autres peintres. La nuance péjorative qui s'attachait à de telles représentations (baptisées "rhopographie" ou "rhyparographie", représentation d'objets insignifiants ou dégoûtants) était balancée par l'admiration pour la virtuosité illusionniste de l'artiste. 
Selon une anecdote inlassablement reprise dans la tradition occidentale, les oiseaux venaient picorer les raisins peints par Zeuxis. L’idée n’en a pas moins été fortement établie par Aristote que la valeur d’une œuvre dépend du contenu moral dont est chargée la représentation.
La nature morte antique comprenait des xenia (du latin xenium: présent fait à un hôte; du grec, (même sens), hôte, étranger), tableaux de victuailles et don d’hospitalité, des représentations de tables servies et des corbeilles de fleurs. 
Le portrait a également eu une vie autonome et on en conserve la trace, tardive, dans les portraits funéraires du Fayoum (région du nord de l'Égypte, située à 44 m au-dessous du niveau de la mer dans une vaste dépression du désert Libyque et englobant une oasis presque circulaire; le Fayoum se trouve à environ 80 km au sud-ouest du Caire). La légende voulait qu’à l’origine de la peinture il y ait un profil, celui de son amant à la veille de partir que la jeune Corinthienne Dibutade dessina sur un mur pour en conserver le souvenir ; il est probable en effet que le portrait de profil, celui qu’on trouve sur les monnaies, a été le premier pratiqué. 
La «mégalographie» se consacrait à des sujets nobles, comme la Bataille d’Alexandre, bien connue par la copie en mosaïque trouvée à Pompéi.
La disparition quasi complète de la peinture de chevalet pendant le Moyen Âge entraîne évidemment la disparition des genres, qui réapparaissent progressivement à partir du 14ème siècle. 
La renaissance de la peinture de chevalet suppose l’affaiblissement de la conception purement religieuse et communautaire de la peinture médiévale. 
Dès les années 1330-1340, on trouve des niches peintes en trompe-l’œil par Taddeo Gaddi et un paysage célèbre occupant le fond de la fresque du Bon Gouvernement par Ambrogio Lorenzetti à Sienne, mais il s’agit de motifs secondaires à l’intérieur de peintures murales. 
Le premier genre à réapparaître dans la peinture de chevalet est le portrait ; on sait du reste que le premier tableau de chevalet français, qui est en même temps le premier portrait isolé que l’on possède, est l’effigie à la détrempe, peinte vers 1355, du roi Jeanle Bon, vu de profil (Louvre). Il semble probable que le roi fut un des premiers grands mécènes, dont les fils poursuivirent et développèrent l’activité.

On peut trouver çà et là dans la littérature une tentative pour réhabiliter le peintre de paysage ou de nature morte, pourvu qu’il excelle dans sa partie, mais Diderot qui devant un tableau de Chardin s’exclame : "C’est celui-ci qui est un peintre" préfère, dans le même Salon de 1763, Vernet à Claude Lorrain : celui-ci "est un paysagiste, l’autre un peintre d’histoire".
Mis à part les prédelles (soubassements d’un retable, habituellement divisés en petits compartiments où est figurée une suite de sujets), qui ne sont pas des tableaux indépendants, mais font partie du cadre de peintures religieuses, les premiers paysages purs apparaissent en Flandre au début du 16ème siècle avec Jacob Grimmer et Hendrik met de Bles. 
Giovanni Lomazzo, auteur de la première étude systématique sur le paysage (1585), avait affiné les idées traditionnelles et distingué les lieux privilégiés (ce sera le paysage héroïque, illustré par Poussin), les lieux de délices (paysage champêtre d’un Claude Lorrain), les lieux sinistres (comme les représentera Salvator Rosa ou plus tard Alessandro Magnasco) et les lieux populaires (ce seront les paysages avec scènes populaires de Pieter Van Laër et des autres bambocheurs installés à Rome). 
À l’intérieur du genre, des spécialisations se dessinent, surtout en Hollande, et l’on pourrait retracer l’histoire, plus ou moins autonome, de la peinture de bataille, de marine, d’architecture, etc.
La nature morte (bien que le terme n’apparaisse qu’au milieu du 17ème siècle) s'émancipe en même temps que le paysage et trouve comme lui sa source principale dans la marqueterie italienne ; toutefois il faut y ajouter les "grotesques" antiques, dont la mode est ranimée par Raphaël et son atelier et d'où sort la peinture de fleurs et de fruits. 
La peinture de genre se dégage de la peinture religieuse en chargeant certaines scènes d’un réalisme caricatural ou en projetant au premier plan du tableau les accessoires de nature morte (ce qui à son tour rejaillit sur le développement de la nature morte comme genre ).
Zone de Texte: Site technique de peinture par Pierre Brayard

Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

Zone de Texte:     
Différents genres

Adresse activité principale

Adresse ligne 2

Adresse ligne 3

Adresse ligne 4

Pour nous contacter :

Téléphone : 00 00 00 00 00

Télécopie : 00 00 00 00 00

Messagerie : xyz@example.com

Zone de Texte: Retour
Zone de Texte: Haut de la page