Zone de Texte: Importante particularité de la peinture "impressionniste moderne": son aspect fini. La surface de la peinture est lisse, ce qui est très important pour des raisons d'esthétique, certes, mais aussi pour des raisons "scientifiques" : En effet nous vivons à une époque ou la pollution atmosphérique est hélas des plus importantes, or il convient de laisser le moins de prise possible à cette pollution pour protéger les pigments et sur ce point, une surface parfaitement lisse est la meilleure des solutions (surface résuite au maximum). 

Outre une sélection rigoureuse des pigments, il convient de constater que plus la surface extérieure de la peinture est réduite, moins la pollution a de prise. Compte tenu de ce constat, une surface lisse, à dimension égales de l’œuvre, présente incontestablement une surface de peinture en contact avec l’air ambiant plus réduite qu’une peinture striée (traces microscopiques des empreintes laissées par les poils de pinceau par exemple, ou qu’une surface "rugueuse" traitée au couteau). Le glacis de surface consiste donc à réaliser une peinture la plus lisse possible, mais c’est aussi le plus difficile à réaliser. Pour pallier à cette difficulté, nombreux sont les peintres qui, pour réaliser leurs glacis, attendent que leur peinture soit prise puis ils la recouvrent au pinceau d’un "jus" (mélanges "secret" prétendent certains, mais dans ces "mélanges", selon les artistes, nous trouvons parfois des produits des plus "étranges", allant des huiles de lin, d’oeillette, etc., aux cires les plus diverses, de blanc d’œufs et autres "médium", sans oublier l’essence de térébenthine). 

Tout serait très bien si ces "jus" ne s’altéraient pas dans le temps, mais c’est hélas rarement le cas. De plus, ils ne font pas "corps" avec la peinture du fond, ils ne sont que superposer sur une surface sêche, favorisant ainsi les craquelures dans le temps. 
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les peintures anciennes devenues des plus foncées, voire pratiquement noires, sans oublier les craquelures plus ou moins profondes ! En dépit de leur facilité d’application, je déconseille de réaliser des glacis de cette façon pour des raisons évidentes de stabilité des couleurs 




Rapport étroit avec la physique

Il existe un rapport étroit entre l’impressionnisme moderne et la physique. 
Aux dires de mes amis, je n’aurais pas un caractère facile simplement parce que je ne me contente jamais des "acquis", cherchant en permanence à innover ou à trouver de nouvelles solutions. C’est ainsi que j’ai remarqué qu’un principe scientifique, bien connu des physiciens, pouvait très bien s’adapter au travail de la peinture. 
Ce principe est le suivant: lorsqu’on superpose plusieurs lames transparentes colorées identiques, la couleur de l’ensemble est plus rabattue et la pureté plus grande que pour une seule lame ; la teinte elle-même peut être modifiée, les proportions relatives des divers constituants monochromatiques n’étant plus les mêmes. 
Cette considération est extrêmement importante, elle constitue la base de ma technique de peinture par superposition de glacis (dans le frais, sans rajout de liant, pour être parfaite): chacune des "lames" (ou couches) de peinture, de quelques centièmes de millimètres (pour être transparente) donne ainsi un maximum de profondeur (par transparence), de pureté et de puissance à la surface ainsi traitée. La difficulté majeure réside dans les difficultés d’application qui imposent une grande dextérité de la part de l’artiste… et aussi, une très grande vitesse d’exécution, pour ne pas mélanger les couleurs (en peinture). 
C’est au couteau, en écrasant les couches de fond encore fraîches pour faire remonter le liant en surface (sans aucun ajout complémentaire pour ne pas dénaturer les pigments), par touches très légères et très rapides (cadence de 5 à 10 coups de couteau à la seconde) que je parviens à réaliser des superpositions de couches très fines tout en réalisant mes glacis. La surface est alors très lisse et fait réellement bloc avec les couches de fond, réduisant ainsi au maximum les risques de craquelures de la peinture dans le temps. En résumé, le glacis de surface, caractéristique de la peinture "impressionniste-moderne", s’obtient par une superposition de lames d'épaisseurs microscopiques de peinture par le moyen de glacis successifs, exécutés très rapidement par couches de peinture fraîche, toujours appliquées par glacis successifs.

Vitesse d’exécution

Attention : La vitesse d'exécution, pour spectaculaire qu'elle soit, ne vise absolument pas à battre des records de vitesse comme certains seraient portés à penser, cette vitesse est un impératif pour réussir des glacis sans déranger les couches de fond. Travailler lentement aboutirait à déplacer les couches de fond et à obtenir un ensemble "boueux" sans aucune tenue, ce serait un échec assuré : le "coup de main" de l'artiste est très important pour un tel travail et ce "coup de main" ne peut s'obtenir que par la pratique. Cette vitesse d'exécution permet, par la finesse de ses touches et l'apport de quelques centièmes de millimètre d'épaisseur de peinture à chaque passage de la lame du couteau, des transparences quasi impossibles à réaliser au pinceau. Ainsi, des peintures aussi opaques que le "blanc de titane", par exemple, peuvent être traitées en transparence (sans ajout de médium ou d'huile complémentaire), les couleurs des touches de fond ne disparaissent pas et ne sont pas mélangées aux couches supérieures, ce qui est très utile pour traiter des plans d'eau ou les transparences des vitres par exemple. 
La vitesse d'exécution d'un tel travail exige une cadence d'un minimum de 5 à 6 coups de couteau à la seconde, mais elle peut être portée à 7-8 pour une bonne moyenne, sachant que 10 coups de couteau sont possibles, comme ce fut le cas, après un long entrainement, pour les championnats du monde (mesure effectuée par un caméraman de la télévision belge, qui a repasser son film au ralenti pour pouvoir les compter, chose pratiquement impossible à la vitesse réelle), sachant que chaque cm² de toile exige, pour une bonne transparence pour une eau claire, par exemple, de 15 à 20 couches de peinture.

Pour des explications complémentaires : Cliquer sur ce lien (voir "Commençons à peindre) 

Comment travailler cette technique ?

Quel artiste, lors de ses débuts, ne s’est jamais trouvé face à des problèmes d’achat de matériel et, concernant les outils, sur la manière de s’en servir ? Je me souviens de mes débuts et des difficultés qui furent les miennes et c’est pour venir en aide aux artistes débutants et amateurs que je donne ces informations de manière aussi simple et concrètes que possibles. 
Il va de soit que mes conseils concernant la sélection du matériel concernent avant tout le mode d’expression "impressioniste-moderne" pour la tenue des couteaux, par exemple, mais sont également applicables à tous les autres modes d’expression.
Je crois utile également de préciser la manière de réaliser soi-même les châssis de très grandes dimensions (+ de 3 m2), bien que ce genre de travail soit plus du ressort d’un menuisier que de l’artiste peintre : réaliser nous-même nos supports permet de réaliser des économies très substantielles, et surtout une très grande liberté dans le choix des formats, il en va de même des encadrements.
Pour ouvrir "l'atelier" d'impressionnisme-moderne, cliquer ici. 














Zone de Texte: Site technique de peinture par Pierre Brayard

Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

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