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La forme 

La forme, pris dans son sens le plus général se caractérise par l'ensemble des qualités d'un être, ce qui détermine la matière à être telle ou telle chose. C’est aussi une manière d'être aux choses, qui leur donne leurs attributs. Pour ce qui concerne le dessin, il convient de lui attribuer un sens restreint, la forme est donc l'apparence extérieure sous laquelle un corps se montre à nos yeux. Ainsi nous trouvons les formes cristallines, les formes régulières propres à chaque espèce de cristal ; les formes simples, celles où les cristaux sont limités par des faces toutes semblables ; les formes composées sont celles où ils présentent des faces d'espèces différentes.
Les formes déterminent les contours d'un objet, du corps, etc.. C’est aussi la manière dont une chose est présentée ou traitée, par opposition à ce qui en fait le fond. C’est donc un terme de construction. 
Selon l’étymologie, forme (en Wallon, foûme; en provençal, en espagnol et en italien: forma) du latin forma, rapporté par Curtius au radical fer, ferre, porter.
La forme, porte donc l’apparence de la composition des parties. C’est cette définition qui nous intéresse en matière d’art graphique.
A cette définition, nous pouvons ajouter à ce terme une large acceptation de sens. Nous pouvons lui inclure les notions de caractère, de trace, d’épuration, de poids ou d’orientation.
Tout artiste de qualité se doit de se constituer un style personnel, ce qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. En fait, les artistes qui possèdent réellement un style personnel sont très rares ! Je reviendrai sur cette notion de style après avoir traité de certaines généralités, en commençant par la forme.
Chaque artiste doit, pour progresser et se singulariser, respecter les formes qu’il affectionne et qui correspondent le mieux au mode d’expression conforme à son caractère, quitte à apporter quelques déformations subtiles, plus ou moins prononcées, pour acquérir un style personnel et donner plus d’expression aux formes de ses représentations picturales.
Le caractère d’une forme désigne la forme géométrique la plus proche de celles utilisées dans le dessin. Par exemple, un dessin sur un ensemble de formes rondes donne à ses sujets une impression de grande douceur.
Les exemples de ce genre sont nombreux, l'artiste qui souhaite parfaire son regard considérera les dessins et tableaux en fonction de cet aspect fondamental et essayera de déterminer l'expression qui se dégage du choix qu’il aura fait.
Il est donc possible d’établir des relations entre les formes et ce qu'elles ont tendance à exprimer, tout en sachant que la moindre modification apportera une nuance dans le pouvoir d'expression véhiculé par la forme.
En fait, dans la pratique, nombreuses sont ces théories qui n'intéressent que les profs d'art plastique, ça leur permet de phraser sans problème... vu qu'ils n'ont pas à compter sur la qualité de leur travail pour boucler leurs fins de mois (ce sont des salariés), mais il n'en est pas de même de l'artiste professionnel qui doit très largement dépasser ces théories pour vivre de son art, c'est pourquoi je ne fais que citer quelques mots de ce vocabulaire... à oublier lorsque vous travailler, pour ne suivre que votre intuition, vos sensations, votre sens de la créativité et surtout, votre sens artistique : tout le reste n'est que bavardage stérile ! 

La trace

La trace désigne avant tout le vestige qu'un homme ou un animal laisse à l'endroit où il est passé. C’est aussi la marque, impression que laisse un chariot, un véhicule, etc.. C’est encore, et c’est ce qui nous intéresse, toute marque laissée par une chose (dans le cas présent, le crayon, la plume ou le pinceau sur un support). Le fait de laisser une marque, une impression donne au mot trace un sens complémentaire pour compléter sa définition.
Les traces sont donc les lignes que l'on fait sur le support (papier, toile, etc.) pour un dessin, un plan, etc. La trace est l'empreinte laissée sur le support par l'accessoire utilisé pour dessiner ou peindre (crayon, pinceau, calame, couteau...) et par le geste de celui qui le tient. Une même forme de caractère circulaire pourra par exemple être tracée par un trait net au compas, sans la moindre bavure, ou par une ligne empreinte de diverses matières au pinceau ou par tout autre accessoire qui le permet, quitte à se fabriquer soi-même un outil particulier.
Avec un crayon sur une feuille de papier ordinaire, la trace prendra des allures différentes selon la rapidité du geste, la force d'appui, la fermeté ou le tremblement de la main, etc. Nous retrouvons dans "la trace" le symbolisme applicable à la graphologie.
Un changement de support et d'accessoire enrichira encore les ressources pour faire apparaître des traces variées. C'est ainsi que selon les courants artistiques et les artistes, on verra apparaître des traces qui collaboreront à créer des styles particuliers 

La couleur

Selon l’éthymologie, le mot couleur (en bourguignon quelou; en provençal et espagnol color; en portugais cor; en italien colore) nous vient du latin colorem.
La couleur est la sensation que produit sur l'organe de la vue la lumière diversement réfléchie par les corps. Les couleurs, ainsi que l'a démontré Newton, sont le produit de la décomposition de la lumière. Les couleurs ne sont pas dans les corps colorés, mais dans la lumière; pour qu'on voie un objet, il faut qu'il soit éclairé.
Les Couleurs dites primitives sont les sept couleurs qui se montrent dans la décomposition de la lumière. Ainsi les Couleurs naturelles des corps sont celles qui proviennent de la nature des rayons réfléchis ou réfractés par ces corps (ceux qui absorbent tous les rayons du spectre, moins le rayon rouge, qu'ils réfléchissent ou qu'ils laissent passer à travers leur substance, étant d'une couleur rouge, et ainsi de toutes les autres couleurs). 
Les couleurs complémentaires, celles qui reproduisent la couleur dite "blanche" en se combinant à une autre couleur ; c'est ainsi que six couleurs du spectre solaire réunies sont toujours complémentaires de la septième couleur avec laquelle elles donnent naissance à la couleur blanche ; dans le système du contraste des couleurs, le mot "complémentaire" a une autre signification, il sert à indiquer la couleur qui est susceptible d'exhausser le ton d'une autre couleur.
Couleur se prend au masculin dans les expressions comme celles-ci : Le couleur de rose, d'or, d'eau, de chair, de citron, etc. Le plumage tire sur le couleur de rose vers la racine. Je vous trouve les lèvres d'un couleur de feu surprenant (Molière. Impromptu, 3). Après un substantif ces locutions s'emploient comme un adjectif invariable : un ruban couleur de feu; des souliers couleur de rose.
La couleur est la substance ou matière colorante dont on se sert en teinture, peinture, etc. Peindre à pleine couleur, peindre avec un pinceau très chargé de couleur. Les Couleurs amies sont celles qui s'assortissent agréablement.
En terme de peinture, nous trouvons les couleurs légères, celles qui sont comprises sous le blanc, c'est-à-dire sous la dénomination de couleurs blanches. L'outremer est compté parmi les couleurs légères. Couleurs pesantes, celles qui sont comprises sous le noir. Le brun-rouge, la terre d'ombre, le bistre, etc. sont des couleurs pesantes. Couleurs changeantes, celles qui dépendent de la situation des objets à l'égard de la lumière, comme celle des taffetas changeants, de la gorge des pigeons, etc. Couleurs noyées, celles qui s'affaiblissent insensiblement, comme sont celles qui forment les nuances. Les couleurs rompues sont les couleurs trop vives que les peintres affaiblissent par le mélange d'autres plus sombres. La couleur générale, est le résultat de l'ensemble des divers objets colorés qui sont dans un tableau.
La couleur locale est la couleur propre à chaque objet indépendamment de la distribution de la lumière, et, par extension, la couleur locale consiste en l’art de représenter, soit en peinture, soit dans une composition littéraire, soit même dans une composition musicale, certains détails qu'on croit avoir caractérisé un pays, un temps, etc. Le procédé de la couleur locale a été particulièrement mis en usage par l'école romantique.
Mettre en couleur c’est peindre un carreau, un parquet, etc.
Il existe encore d’autres définitions du mot couleur (Drapeau, Caractère propre à telle ou telle opinion, Au jeu de cartes, le rouge et le noir, et chacune des quatre marques, etc.) que ne possèdent que peu d’intérêt pour le dessin ou la peinture.
Généralement, le mot couleur s'accompagne des notions de ton, de température, de valeur, de saturation. Se ce fait, une confusion peut surgir dès qu'on parle de la couleur. 
Il y a le point de vue du peintre et celui du physicien. Pour le physicien, la lumière blanche du soleil contient toutes les couleurs comprises dans le "spectre" lumineux à savoir sept nuances, et si on additionne ces sept couleurs, on retrouve le blanc. De son côté le peintre sait que s'il mélange tous les tons de sa palette, le résultat ne sera pas du blanc, mais un sale ton noirâtre. La raison en est que le physicien manipule des photons donc des ondes, le peintre des pigments chimiques et ceci fait toute la différence.
Le phénomène de l'arc en ciel et le principe du prisme qui, comme l’arc en ciel, "divisent" la lumière blanche du soleil en ses composantes fondamentales. Il est communément admis que la lumière blanche se compose de sept nuances principales qui vont du rouge au violet, avec de part et d'autre l'infrarouge et l'ultraviolet, non visibles.
Contrairement au physicien qui superpose les couleurs "par addition", le peintre, procède "par soustraction". De ce fait chaque couleur enlève à l'autre sa coloration initiale. Il existe donc une très grande différence entre les couleurs résultent de ces opérations. Lorsque les cercles colorés se superposent, les couleurs qui apparaissent sont très différentes des mélanges faits avec des pigments. 

Le ton

Le ton exprime une nuance de la couleur, il la précise, en quelque sorte. A titre d’exemple, le ton "outremer" est une nuance du bleu, au même titre que bleu ciel, de céruléum, de Prusse, etc. Toutes ces nuances appartiennent à la couleur bleue. 

L'harmonie

Selon l’étymologie, le mot harmonie (en provençal et espagnol : armonia ; en portugais harmonia ; en italien armonia) vient du latin harmonia, qui vient du grec signifiant proprement arrangement, ajustement, de assemblage.
Donc, au sens propre du mot grec, l’harmonie consiste en une jonction par engrenage, ce sens est conservé seulement dans le langage anatomique, désignant alors une espèce de synarthrose (articulation qui ne permet pas le mouvement des os qu’elle unit) ou d'articulation formée par des dentelures presque imperceptibles.
Par extension, l’harmonie est devenue un agencement entre les parties d'un tout, de manière qu'elles concourent à une même fin. 
Par comparaison, c’est devenu tout ce qui va bien ensemble et, par cela même, paraît agréable. Tout ce qui s’accorde.
En peinture, la réussite ou l'échec d'une harmonie ont pour cause première l'habileté du peintre à maîtriser ses mélanges. Un mélange raté donne une couleur sale ou banale, passe-partout. Combien ne trouve-t-on pas chez les amateurs malhabiles des ciels bleus peints avec un bleu simplement additionnés de blanc, de la verdure avec un bleu ou un vert simplement mélangé à du jaune citron, etc. ou d’autres formules tout aussi rudimentaires.
Le peintre qui utilise de telles formules néglige ainsi le champ illimité de nuances subtiles que peuvent donner les couleurs. Elargir ses connaissances en ce domaine, c'est se donner la possibilité d’améliorer profondément son travail et de connaître la joie de peindre. Il n’existe aucune recette miraculeuses dans ce domaine, le "coup de patte" de l’artiste joue ici un rôle très important. 

Les saturations

Les saturations (vivacité des couleurs) : 
En terme de chimie, la saturation désigne les affinités réciproques des deux principes d'un corps binaire étant satisfaites, aucun des deux principes n'est plus susceptible de s'unir avec une nouvelle quantité de l'autre : par exemple, la saturation des alcalis par les acides. Ainsi, le point de saturation de l’air est la quantité d'humidité que l'air peut dissoudre à une température donnée.
En peinture, la saturation est un terme utilisé pour définir un degré de pureté d'un ton, bien que ce mot soit mal adapté à cette définition, certains disent vivacité, un mot qui risque de créer une certaine confusion du fait qu'un rouge pur semblera plus vif qu'un violet pur, or ces deux tons, puisqu'ils sont purs, se trouvent tous deux au maximum de leur pouvoir colorant, de leur propre saturation. Pour une couleur donnée, le ton le plus pur sera celui-ci qui sort du tube de couleur (d’où la grande importance du choix de ces couleurs !) Cette notion est très importante pour réaliser un travail lucide et contrôlé des mélanges de couleurs.
En principe, le ton qui sort du tube devrait être le plus saturé de son espèce, qu'il soit jaune, bleu, rouge, vert, violet, brun, etc. Je dis bien en principe, car en réalité, du fait des charges additionnées aux pigments, ce principe de saturation totale est rarement atteint. Un ton pur est considéré comme la saturation maximale, le gris coloré et à plus forte raison le gris neutre représente la saturation minimum.
Ainsi, le noir mélangé à une autre couleur fait apparaître un ton cassé. Ce type de mélange confère beaucoup d'austérité au ton de base.
Le rouge mélangé à beaucoup de blanc est éclairci, mais il a perdu beaucoup de son pouvoir coloré. Il en est devenu pastel ou affadi. Réaliser une composition sur base de ce degré de saturation entraîne le risque de créer une composition fade, aux tons crayeux et sans relief. Créer une harmonie de blancs, c'est-à-dire de tons affadis, demande une sensibilité très fine et une bonne expérience de la peinture.
Le rouge mélangé à du gris, c'est-à-dire à du blanc + du noir, devient un gris coloré, il a perdu beaucoup de saturation, il est devenu beaucoup plus discret et plus subtil. Les gris colorés sont très utiles dans la création d'une harmonie. Il est possible de réaliser de très beaux gris colorés en mélangeant en proportions presque égales les trois tons primaires, rouge, jaune, bleu. Lorsque ces trois tons se retrouvent en proportions vraiment égales, le résultat devient sale. Il suffit alors d'ajouter quelques pointes de l'un ou l'autre des trois tons pour revenir à une subtile nuance de gris que l'on appelle aussi parfois "gris souris".
Le gris qui apparaît avec le noir et le blanc (saturation de degré 0), est le gris neutre. Il est très peu utilisé en tant que tel dans les tableaux qui ont précédé le 20ème siècle, au profit du gris coloré souvent considéré comme "neutre" dans une harmonie par comparaison aux autres tons plus saturés.
Le noir et le blanc sont parfois appelés "non-couleurs", le noir parce que d'un point de vue optique n'en contient aucune, c'est l'absence de couleur, le blanc, parce qu'il les contient toutes.
Une harmonie peut être entièrement composée à partir d'un seul type de mélange, c'est-à-dire sur base de la même saturation, mais elle sera généralement plus riche lorsqu'on fera appel à plusieurs types de saturation. 

Le climat coloré

Du jeu des couleurs, des températures, des valeurs et des saturations dépendra le climat coloré qui donnera son atmosphère au tableau, ce qui donne une idée de l'importance que prend la connaissance et la maîtrise de ces composants esthétiques.
Chaque nuance dans le choix de l'un ou de l'autre élément modifiera légèrement ou de manière notable tout le climat de la composition. C'est pourquoi il est très important, à tous les stades du travail, de clairement prendre conscience de ce que l'on veut exprimer et ensuite soumettre les éléments physiques ci-dessus parcourus à cette volonté. Le fruit en sera une oeuvre empreinte d'une grande cohésion.

Les températures

Une couleur peut être chaude ou froide, tout simplement. Sont dites chaudes les couleurs qui évoquent le feu, le soleil, la chaleur... et comme froides, celles qui font penser à la neige, à la glace.
Les couleurs chaudes varient du jaune orangé au rouge. Les couleurs froides sont imprégnées de bleu. Il convient de préciser que cette notion n'est pas absolue, mais relative, c'est-à-dire qu'un ton peut être plus chaud ou plus froid que...

Les valeurs

Selon l’étymologie, le mot valeur (en provençal et en espagnol: valor; en italien valore) vient du latin valorem, de valere, être fort, valoir. Le mot "valeur" exprime donc une notion de force, de courage.
Par extension de l'idée de force désigne ce que vaut une chose. C’est donc devenu un terme de banque et de commerce. Puis, en terme de peinture, c’est l’effet d'un ton de couleur relativement aux tons avoisinants. Il faut éteindre certains tons pour donner de la valeur à d'autres. Donner plus de valeur à un muscle, par exemple, consiste à lui donner plus de relief.
Ce terme, pour un artiste peintre, est donc bien différent du sens que lui attribuent les commerçant. Pour un artiste peintre, le mot valeur définit assez maladroitement la clarté ou les ombres qui caractérisent le ton : il définit donc, pour une couleur donnée, le simple fait que cette couleur soit clair ou foncé. Un bleu par exemple, peut être clair ou foncé. La couleur la plus clair est le blanc, la plus foncée le noir, ces valeurs varient toujours en fonction de l'éclairage.
Certains auteurs parlent aussi de "tonalité", au risque d'établir une confusion avec le mot "ton" qui est la plupart du temps associé à couleur.
Une photo noir et blanc ne restitue que les valeurs des objets, devant elle il est impossible de deviner la couleur du sujet. La valeur la plus claire est le blanc, la plus foncée est le noir, entre les deux, toute la palette des gris. 
L'artiste doit apporter un soin particulier au respect des valeurs, il est presque tout aussi important que le choix des couleurs : Sans contraste, le tableau risque d'être "plat", sans "relief", fade, banal.
Pour déterminer les valeurs d’un tableau, je crois que seul un "œil avisé" peut le faire sérieusement ! Certains auteurs préconisent certaines méthodes, parfois des plus fantaisistes, par exemple, pour bien voir la structure d'un tableau par les valeurs, l'astuce consisterait à cligner légèrement les yeux, les détails s'en trouveraient et les valeurs plus perceptives..., alors que d’autres se contentent de percer un petit trou dans un carton pour regarder leur travail à travers ce trou ! Je veux bien, mais personnellement, je n’ai jamais trouvé ces "techniques" très concluantes. Je ne pense pas que, en pratique, "grimacer" devant sa toile puisse améliorer la perception des valeurs ! 
Rester naturel, détendu et observer simplement son travail avec un esprit critique sans complaisance pour soi-même constitue certainement la meilleure des méthodes pour apprécier les valeurs de notre travail d'artiste. Il convient de préciser que cette notion de valeur n'est pas à négliger : même si elle échappe souvent au "commun des mortels", elle est très importante pour les collectionneurs et acheteurs professionnels. 
Attention : sur ce point l'artiste ne doit pas se laisser influencer par une certaine tendance à tout planifiiez par la base, à rechercher la facilité, c'est à dire à enlever tous les caractères valorisants une œuvre ! Les "ho... c'est trop foncés", "C'est froid...", etc., sont courants comme critiques contre les artistes qui s'attachent à "jouer" sur les valeurs pour accentuer les effets de profondeur, par exemple : ce genre de critiques ne doit absolument pas être pris en considération, elles sont le fait de personnes qui ne possèdent aucune connaissances artistique mais qui cherchent simplement à se mettre en valeur elles-mêmes par des propos ridicules qui, souvent, déstabilisent les artistes débutants.

Pour vous convaincre de l'importance des valeurs, il suffit de regarder des toiles de Maître dans les musées, les valeurs y sont souvent remarquables (sauf sur les œuvres dites "modernes").
Réussir un travail aux valeurs accentuées exige une bonne pratique de la peinture, il s'agit là d'une des principales difficultés techniques... raison pour laquelle ces valeurs sont si décriées par ceux pour qui respecter les valeurs seraient "mission impossible"... Jalousie, disent certains... à chacun de se faire une idée, mais il convient de signaler que la jalousie est très fréquente dans certains milieux artistiques, il s'agit là d'un secret de Polichinelle !

Les nuances

Le mot "nuance", selon l’étymologie, vient de nuer, nue, par allusion aux reflets que présentent les nues (nuages). 
La nuance indique le degré d'augmentation ou de diminution que présente une même couleur; différence ou changement des couleurs, surtout dans leur passage d'un ton à un autre.
Par extension, les nuances sont les mélanges et assortiments de plusieurs couleurs qui vont bien ensemble. Ainsi nous trouvons des Nuances douces, rudes. Remarque, on se sert préférablement en peinture des termes de teintes et demi-teintes, de tons. 
Pour obtenir une belle couleur nuancée, il n'est pas nécessaire de mélanger un grand nombre de couleurs pures, deux ou trois couleurs bien choisies donneront un résultat convaincant, ce qui ne signifie pas qu'un mélange plus composite soit déconseillé, le but à atteindre est la seule loi des mélanges. 
Il ne faut pas perdre de vue qu’un même ton acheté dans des marques différentes peut présenter d'importantes variations de nuances, il convient toujours de les tester avant de les appliquer sur une toile.
Je conseille vivement d'acheter des couleurs de bonne qualité, même pour commencer à peindre : certaines marques que je ne citerai pas ont tout pour décourager l’artiste débutant de peindre ! Une bonne qualité intermédiaire est tout indiquée, même pour un début, avant de passer aux qualités de haut de gamme!
Attention, les mentions "fine" ou "extra-fine" mentionnées sur les tubes ne signifie absolument pas que la peinture soit excellente, c’est avant tout une mention faite à des fins purement commerciales, même si, en théorie, les pigments sont dits plus riches, plus concentrés et plus stables. La pratique incite à la plus grande des prudences dans ce domaine, comme je le précise ci-après dans l'atelier du peintre, en mettant en garde contre ce que j’appelle "petits filous"!

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Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

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